Scalpel et Matula | Actualité et réflexions - Scalpel et Matula
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Scalpel et Matula

 

Tournage pour Allô Docteurs

28 Déc 2017, Posté par scalpeletmatula.fr dans tournage

Le 16 décembre dernier, nous nous sommes rendus dans le magnifique cadre du Musée d’Histoire de la Médecine de Paris pour y enregistrer un sujet pour l’émission de France 5 « Allô Docteurs » .

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Jocelyne avait précédemment tourné pour Michel Cymes dans Aventures de Médecine (chirurgie reconstructrice, art de l’accouchement à travers les siècles). Elle avait également déjà collaboré au Magasine de la Santé (14-18).

Cette fois nous avons traité de l’histoire de la connaissance d’un organe bien mis à l’épreuve en cette période de fêtes à savoir le foie. Jocelyne y a couvert tant les explorations anatomiques depuis Claude Galien (129-v.216), révisées à la Renaissance par André Vésale (1514-1564), que les tentatives d’explication de son rôle physiologique à commencer par la théorie des humeurs Hippocrato-galénique dans lequel il est l’organe producteur du sang.

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Le tournage a été l’occasion de présenter plusieurs des nombreux fac simile d’ouvrages médicaux de notre collection.

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Retrouvez nous sur France 5 le 8 janvier prochain à 14h30 pour ce point sur l’histoire de la connaissance du foie.

Fous d’histoire – Dinan 2017 : quelques photos

02 Nov 2017, Posté par scalpeletmatula.fr dans évènements

 Le salon Fous d’Histoire Dinan 2017

Comme nous l’avions annoncé dans notre précédent blog, Scalpel et Matula était présent les 21 et 22 octobre dernier pour la troisième édition du salon Fous d’Histoire Dinan 2017 au centre des congrès.

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Bien que le salon ait regroupé un peu moins d’exposants que l’année précédente (il y en avait quand même 70 cette année), il a été l’occasion de belles rencontres. Les stands des groupes d’animation emplissaient les deux halls du centre, quant aux exposants, ils avaient envahis les pelouses à l’extérieur.

Beaucoup de choses à voir, sentir, écouter, toucher, goûter… malgré un temps assez mitigé, vent et pluie entrecoupées d’un peu de ciel bleu, qui n’a quand même pas découragé le public.

Parmi les artisans/exposants nous avons retrouvé l’atelier de poteries idées-o-grams, celui de tourneur sur bois de tours en détours, l’étal gourmand du soleil de Brocéliande

Notre intervention : médecins, chirurgiens et apothicaires

La conférence sur les relations, à travers l’histoire, entre médecins et les autres professionnels de santé, s’est tenue le dimanche de 16h00 à 17h00. Elle a clos un cycle de communications qui s’est étalé sur les deux jours du salon.

 La conférence a été l’occasion de balayer une large période de l’histoire, de l’Antiquité grecque jusqu’à nos jours. Le modèle initial est celui du « médecin polyvalent », pour lequel médecine, chirurgie et apothicairerie ne sont que les 3 facettes d’un art unique, destiné à préserver la santé ou à guérir le cas échéant. Ce modèle change radicalement au XIIIème siècle avec l’apparition du médecin savant, « praticien théoricien », qui estime être le seul à même de « gouverner » à l’art de la santé. Ce nouveau modèle est la conséquence de la naissance des Universités, lorsque le savoir médical migre de la sphère de l’Eglise vers celui du monde laïc.

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Le médecin « praticien théoricien »

Le médecin est un homme détenteur du savoir livresque. Les modèles que sont Hippocrate, Galien ou Avicenne sont typiquement représentés munis d’un livre dans cette gravure du début XVème.

Du coté des pharmaciens, le médecin tire parti de l’assimilation entre apothicaires (profession modelée et assimilée du monde arabe où elle apparaît au VIIIème siècle) et épiciers, ce qui lui permet de présenter les apothicaires comme de simples boutiquiers, souvent taxés de malhonnêteté. Coté chirurgiens, le médecin joue de l’antagonisme avec les barbiers,  non savants puisque ne sachant pas le latin et le grec, pour décrédibiliser le chirurgien considéré alors comme un simple « travailleur manuel ».

Par le truchement de ces deux « manipulations », le médecin impose la vision d’une organisation pyramidale dont il constitue la tête pensante, le chirurgien étant la main et l’apothicaire le préparateur. Tous deux sont donc de simples exécutants.

Nous avons retracé l’évolution de ce statu quo, à la Renaissance, puis au Grand Siècle et au Siècle des lumières.  Cette période est caractérisée par un affaiblissement progressif des thèses galéniques chères aux médecins (surtout parisiens), face aux divers progrès des sciences médicales pures (anatomie et physiologie notamment), au développement de nouvelles théories (iatrochimie) et aux multiples développements de courants de pensée scientifique (aérisme, pré hygiénisme) finalement repris par le pouvoir.

Lorsque la Révolution éclate, l’évolution des mentalités est entamée, et c’est presque naturellement qu’après le grand « cafouillage » des années 1790, le Consulat remet de l’ordre, établissant des relations, sur un pied d’égalité, entre médecins, chirurgiens et apothicaires (à présent pharmaciens), à travers la création de structures d’enseignement spécialisées.

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Antoine-François Fourcroy (1755-1809)

A.F. Fourcroy est un intervenant majeur dans la réorganisation du système éducatif français, en particulier dans les lois du 11 floréal an X, 19 ventôse et 21 germinal an XI qui mettent en place les écoles de médecine et de pharmacie à Paris, Montpellier et Strasbourg.

Quelques photos

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Le stand de Scalpel et Matula.

Nous avions choisi de mélanger les époques, notamment pour les faïences de grand feu qui présentaient des reproductions de vaisseaux du XIV au XVIIIème.

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Rencontres au fil du salon

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Les allées du salon, intérieur et extérieur

Médecine 18ème – Notre Dame à la Rose

29 Sep 2017, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

L’animation du 25-26-27 août.

Si nous avons une tendresse particulière pour Notre Dame à la Rose de Lessines, c’est parce que le lieu est magique et que l’on nous laisse mettre en place des créations originales.

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Cette année nous sommes venus tout droit du 18ème siècle. Nos personnages : une dame charitable, experte en maladies des femmes et accouchements, une préparatrice de poudre parfumée et colorée, de baume à lèvres  etc.. et enfin un pharmacien connaissant les recettes et les contenants pharmaceutiques.

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Nous avons exposé de nouveaux pots à pharmacie, des faïences à petits ou grand feu (« on dit des vaisseaux ! », clame le pharmacien), des étains et bien d’autres pièces.

Le jardin sur lequel donne notre installation invite au calme mais aussi à l’étude. De fait Gabrielle de Warne décrit les progrès en matière d’obstétrique, passant du docteur Mauriceau (1637-1709) à madame du Coudray (1712-1790) sans oublier les Chamberlen (1570 / Pierre l’ancien – 1728 / Hugues le jeune).

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Le maître pharmacien présente l’évolution de la thérapeutique, avec la remise en cause du modèle des humeurs d’Hippocrate (env. -460 – env. -370), en partie liée au développement de l’aérisme. A travers les travaux et pharmacopées de Lemery (1645-1715) et de Charas (1619-1698) et les préparateurs des jardins du Roy, il évoque la montée de la chimie, amorcée dès le 17ème siècle, dans la préparation des remèdes. Il parle également des premiers travaux en vue de la purification des principes actifs des plantes (quinquina, saule blanc, noix vomique…). Il parle aussi des efforts faits pour lutter plus efficacement contre les épidémies (variolisation, mise en place de réseau de surveillance, contagion contre infection)…

Le public a été attentif et réceptif à notre discours, un bonheur !

A l’étage, damoiselle Rose explique les poudres et les fards que l’on utilise à cette époque. Elle raconte les parfums et les perruques, les langages des éventails et des mouches. Elle invite le public à fabriquer quelques poudres, baumes ou mélanges.  Les participants repartent avec le produit de leur  réalisation.

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Au delà de l’aspect exceptionnel du lieu et des collections qui y sont présentées, réaliser une animation au sein de l’hôpital Notre dame à la Rose est une expérience unique, tant de par l’attention du public, ouvert et à l’écoute, que de par l’équipe du musée, professionnelle et très chaleureuse.

Quelques photos pèle mèle

Le jardin du musée

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Scalpel et Matula

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