Scalpel et Matula | Actualité et réflexions - Page 2 sur 4 - Scalpel et Matula
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Scalpel et Matula

 

L’exposition une armée qui soigne restera en place jusque mi-janvier 2016 au musée du Val de Grace. Cette exposition que nous avons déjà mentionnée couvre divers aspects du service de santé 14-18 et présente des pièces assez exceptionnelles en complément de l’exposition permanente du musée. Ci-dessous, quelques clichés des pièces exposées.

A tout seigneur tout honneur : la plaque commémorative de la citation à l’ordre de l’armée attribuée à l’école du Val de Grace pour son action durant la Grande Guerre.

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L’exposition présente d’abord les uniformes et l’équipement des personnels de santé. La signalétique sur le champ de bataille : le personnel de santé (médecin, infirmier, pharmacien…) porte le brassard de neutralité blanc à croix rouge. Ici un exemplaire de médecin attribué avant le conflit (liseret doré) et son tampon de réception sur la face interne.

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A partir de 1915, le personnel de santé reçoit en dotation le casque Adrian avec le caducée, la branche de laurier et la branche de chêne.

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Le casque Adrian vient en remplacement de la cervelière distribuée comme une solution de protection provisoire contre les projections sur le champ de bataille. Cervelière et casque permettent d’éviter nombre de blessures au crane, mais ni l’une ni l’autre ne confèrent une protection contre les tirs directs ou les explosions trop proches.

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Infirmière, médecin et infirmier régimentaire auprès d’un blessé. Médecin et infirmier présentent l’uniforme bleu horizon. Le blessé (également un infirmier d’après les boutons de sa capote 1877) présente l’uniforme d’entrée en guerre avec un pantalon garance. Au fond, le brancard à compas Franck (du nom de son inventeur) modèle 1892.

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 L’exposition présente beaucoup de matériel utilisé quotidiennement par le personnel du service de santé à l’instar de cette malle à pansement accompagnée d’un sac d’infirmier et de sangles de portage pour les brancards.

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Encore du matériel : une trousse d’infirmier, le pansement individuel, distribué à chaque soldat et une version avec teinture d’iode.

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L’exposition aborde largement le thème des différents traumatismes subis par les soldats au front avec les problématiques nouvelles des gueules cassées et des chocs traumatiques.

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Le problème du triage et de l’évacuation des blessés est naturellement développé, avec notamment les documents de suivi des blessés et les infrastructures développées pour rapprocher l’hopital du front, comme cette barraque système Adrian.

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Une exposition très riche donc, à voir, grâce à la prolongation, jusqu’au 17 janvier 2016.

Quelques photos de l’animation réalisée au Musée de l’hôpital Notre Dame à la Rose de Lessines (Belgique).

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Scalpel et Matula est intervenu dans le cadre de l’exposition d’Ambroise Paré à Louis Pasteur  dont nous avions déjà parlé précédemment. Pour rappel, cette exposition présente une magnifique collection privée d’objets et instruments représentatifs de la médecine et de la chirurgie, depuis la Renaissance jusqu’à la fin du 19ième siècle. Les domaines abordés sont très larges, du matériel d’amputation et des prothèses jusqu’aux trousses médicales et chirurgicales du siècle de Pasteur en passant par du matériel d’obstétrique, d’ophtalmologie, des éléments d’anesthésie, du matériel de saignée et de pose de sangsues et de ventouses…

Ayant revêtu les costume d’une Dame de la Renaissance et d’un médecin du siècle des hygiénistes, et en nous appuyant sur nos reproductions de matériel médical et chirurgical, ainsi que sur les objets de la collection exposée, nous avons présenté les évolutions de la médecine sur quatre siècles.

Dame Clotilde évoquait les débuts de l’anatomie moderne à travers le fac-similé de la fabrica d’André Vésale, ainsi que les enseignements du chirurgien de guerre Ambroise Paré vus dans le fac-similé de ses œuvres complètes…

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De son coté, le médecin hygiéniste présentait les avancées de son siècle dans le domaine des découvertes scientifiques – notamment rejet de la théorie de la génération spontanée et énoncé de la théorie des germes, tous les deux par Pasteur et ses collaborateurs – ainsi que les avancées concrètes dans la vie de tous les jours pour une population de plus en plus urbanisée.

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L’un et l’autre personnage présentait ses pratiques en matières d’hygiène, du « propre sur soi » et de la toilette sèche de la Renaissance, à l’utilisation du savon et de l’eau, à présent largement distribuée dans les maisons de la fin de l’age industriel.

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Dans l’ensemble, beaucoup d’échanges avec de nombreux visiteurs sur ce week end du 15 août (plusieurs centaines d’entrée au musée), soit dans les groupes, soit en tant que visiteurs « isolés ».

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Au delà de ces échanges, nous avons aussi donnés quelques conseils de lecture pour ceux d’entre les visiteurs souhaitant approfondir les sujets abordés. En particulier une publication liée à une exposition antérieure du musée, qui constitue une très bonne introduction au domaine des avancées des hygiénistes de la fin du 18ième siècle à celle du 19ième siècle.

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Scalpel et Matula sera de retour au Musée Notre Dame à la Rose les 10 et 11 octobre prochain. Nous serons heureux d’y échanger avec un public que nous espérons aussi nombreux qu’en août dernier.

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Tous nos remerciements à l’équipe du musée pour son accueil et son aide à la préparation et au bon déroulement de cette animation. Une partie des clichés sur cette page provient de l’équipe du musée.

 

Trousse de chirurgie médiévale : le Pennarol

23 Juil 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans matériel
  • Le Pennarol, un grand incompris

Quelques recherches sur internet permettent de tomber parfois sur ce qu’il est convenu d’appeler des « perles ». Dans le domaine de l’histoire de la médecine, chirurgie et apothicairerie, elles sont particulièrement nombreuses et nous allons aujourd’hui traiter à ce sujet d’un objet que l’on commence aussi à rencontrer sur les rassemblements à thème médiéval, à savoir le « Pennarol ».

Cet objet se présente sous la forme d’un étui de forme caractéristique muni d’une sangle de portage. Contrairement à ce qu’on peut lire sur internet ou entendre raconter de la part de certaines troupes de reconstitution médiévales, le pennarol n’est pas une simple « boite » (- « c’est joli ça, c’est quoi ? » – « un pennarol. » – «  Ah et ça sert à quoi ? » – « c’est une boite. » – « Pour quoi faire ? » – «  C’est une boite… »… c’est réellement du vécu !). C’est encore moins une « trousse de secours » (ça, c’est sur le net).

  • Bon mais finalement ça sert à quoi ?

Il n’est pourtant pas difficile de trouver une description de cet objet et de ce à quoi il sert dans les sources, même si on n’est pas un grand lecteur de Pline, Vitruve et Dioscoride dans le texte ! Les traductions de traités latins médiévaux sont disponibles et cet objet est décrit, entre autres par Guy de Chauliac dans plusieurs éditions de sa chirurgie : « la grande chirurgie de Guy de Chauliac maitre en médecine de l’université de Montpellier composée en l’an 1363 » traduction par E.Nicaise, Edition Alcan Paris 1890 page 9 ; « Grande chirurgie de M. Guy de Chauliac, 1579 Ed. A Lyon, Vfr ; ou encore édition de Cambridge 1598, Vfr pour ne citer que ces versions.

Pour faire court, le pennarol est un étui contenant 5 à 6 instruments tranchants ou de première utilité : Lancette, Ciseau, Sonde, Aiguille, Pinces et Rasoir. C’est le minimum vital dont a besoin un praticien pour exécuter des interventions sanglantes en première intention. L’étui de bois permet de transporter ce nécessaire sans risque pour le propriétaire tout en assurant que les tranchants ne seront pas émoussés par un frottement des instruments les uns sur les autres.

Une représentation de pennarol figure  notamment dans l’ouvrage de Brunschwig (Das Buch der Cirurgia – 1497) et repris par Nicaise.

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Il ressemble aux étuis de vénerie tels que l’on peut en voir au musée de Cluny à Paris. La taille est quelque peu différente, le pennarol du chirurgien étant légèrement plus grand. On peut en voir un exemplaire au musée de l’Hôpital du Val de Grâce à Paris. Celui-ci est recouvert de plaque d’os et les passants et décorations sont en ivoire. Il est aux armes de la maison de Saxe et mesure environ une petite trentaine de cm de long sur 12 cm environ de large.

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Voici une reconstitution réalisé pour Dame Clotilde en 2005 d’après le texte de Chauliac par Christophe Névoso (de l’œil du compas). Il est en bois et possède approximativement des mêmes dimensions que celui du musée du val de grâce.

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  • Les sources tu consulteras et du web te méfieras

Les amateurs « éclairés », qui ne connaissent le pennarol que de par quelques photos ou gravures trouvées sur le net, semblent avoir simplement  négligé la première exigence en matière de recherche historique : la consultation des sources ! Et précisons que celle-ci ne se résume pas à faire du copier photo du net – recadrer – coller avec un copyright ou le nom du recadreur comme vu sur certains forums, ni à écouter tel ou tel qui s’intitule expert en la matière mais ne cite aucune source. Il est bon de lire les livres des auteurs de l’époque, croiser les sources, visiter les musées… Cela évite aussi les tendances à l’exagération dimensionnelle. Il est arrivé de croiser sur des fêtes médiévales des « pennarols » énormes (peut être pour la chirurgie vétérinaire spécialisée en matière d’éléphant) qu’en tous cas aucun praticien médiéval n’aurait voulu ni pu glisser à la ceinture. Le pennarol ne semble d’ailleurs pas être la seule pièce d’équipement concernée par ce syndrome de sur dimensionnement… Entre les cautères « à diplodocus » et les scies d’amputation « pour mammouths », il y a de quoi faire.

Attention donc au matériel présenté au public comme « copie » d’instruments d’époque – surtout s’il n’a pas été réalisé d’après photo, ou mieux, d’après un calque d’une pièce originale – et au discours qui va avec. Ne perdons pas de vue que le matériel était fait pour être utilisé ; un peu de recherche à ce sujet peut déjà permettre d’éviter un certain nombre d’aberrations.

Animation service de santé 14-18 à Orbey

29 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Notre passage à Orbey, pour y présenter une animation sur le service de santé aux armées pendant la guerre de 14-18, nous a permis de rencontrer de nombreuses classes de Lycée et de Collège. Parmi les visiteurs, nous avons pu également compter des habitants d’Orbey ou de communes proches avec qui nous avons eu des échanges très intéressant notamment sur les événements liés à la bataille du Linge.

Notre passage a fait l’objet d’un article dans le numéro du 13 juin des Dernières Nouvelles d’Alsace que nous reproduisons ci-dessous.

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Quelques photos après notre animation au mémorial du Linge

26 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Dans le cadre des animations sur le centenaire des combats de la première guerre mondiale à la tête des faux et au Linge, Scalpel et Matula a présenté une animation du 11 au 13 juin dernier à Orbey puis au mémorial du linge sur le service de santé aux armées 14-18.

La bataille qui s’y est déroulée sur 3 mois, du 20 juillet au 15 octobre 1915, a coûté la vie à 17 000 soldats sans qu’aucune percée ne puisse être effectuée. Le musée lui-même comporte une série de plusieurs salles présentant une collection qui aborde de multiples facette des combats, de l’aspect purement militaire (uniformes, armes individuelles – fusils, grenades dont de rares exemplaires lacrymogènes françaises… -, crapouillots et minenwerfer, etc… ) à la simple vie quotidienne avec une vitrine présentant de l’art de tranchée. La projection d’un film à l’entrée du mémorial permet de retracer brièvement les événements qui se sont déroulés sur le site. Une reconstitution de tranchée allemande grandeur nature permet de se rendre compte des conditions du soldat avant de se rendre à l’extérieur sur le terrain où on peut découvrir une partie restaurée de la zone sur laquelle se sont déroulés les combats. A noter qu’une présentation permanente sur le service de santé devrait être installée en intérieur, probablement d’ici la fin 2015.

Sur le terrain, les tranchées allemandes, bétonnées, prévues pour un long face à face, sont situées au sommet et surplombent les tranchées françaises creusées en contrebas à flanc de coteau. Même après avoir maintes fois lu, que les soldats des deux camps pouvaient se trouver très proches, il est saisissant d’observer des avant postes français à quelques mètres seulement des tranchées allemandes. L’embrouillamini de barbelés, les « étendoirs à viande » comme les nommaient avec un certain humour les poilus,  n’est plus présent mais la présence de quelques « queues de cochon » permet de s’imaginer les lieux tels qu’ils étaient à l’époque. De multiples croix blanches marquent les lieux où ont été relevé les restes de soldats jusqu’à lors portés disparus.

Une visite à faire absolument si vous passez dans la région.

Ci dessous quelques photos faites après l’animation au mémorial.

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 Marie Louise et Joseph Casimir. On vient bien un décroché de la tranchée destiné à éviter les tirs en enfilade depuis le parapet et également à limiter les dégâts en cas de chute d’un obus ou d’une grenade dans la tranchée.

Lelinge_4 Joseph Casimir observant une baïonnette allemande modèle 1898 dite en langue de carpe. On aperçoit sur le parapet une queue de cochon et des restes de barbelés.

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Où est passé cette trousse d’instrument ???

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Coup de mou !

Les prestations scalpel et matula : où nous voir cette année

25 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Un calendrier rapide de nos prochaines sorties, après nos premières sorties cette année à Ecouen (fête renaissance) et à Orbey (animation 14-18) :

Le 5 juillet nous participerons à la cinquième édition de la fête médiévale du Pêchereau (Indres). Cette fête qui existe depuis 2009 (avec un petite pause en 2013 et 2014) débutera le samedi soir avec un dîner médiéval en musique, puis se poursuivra le dimanche sur le site du château du Courbat (élevé à l’origine au 13ième siècle) avec de nombreuses animations.

Les 15 et 16 août nous serons à l’hôpital Notre Dame à la Rose, à Lessines (Belgique) dans le cadre de son exposition temporaire « D’Ambroise Paré à Louis Pasteur« . Cette exposition, que nous avions déjà signalée dans un précédent post, présente plus de 200 pièces originales illustrant l’évolution de la médecine et pharmacie du 16ième au 19ième siècle. Nous aurons donc l’occasion d’évoquer la transformation de la connaissance et pratique médicale, depuis un savoir dogmatique hérité des antiques vers une science basée sur le résultats d’expérimentations, mesurées, observées. Ce sera aussi l’occasion d’aborder le rôle déterminant des conflits et des nouveaux outils mis à disposition de la recherche médicale.

Le 19 septembre nous participerons à la 13ième journée médiévale à Vincennes (Val de Marne) organisée dans le cadre des Journées du Patrimoine. Nous y présenterons les plantes utilisées en médecine médiévale.

Les 10 et 11 octobre, retour à l’hôpital Notre Dame à la Rose pour un second week end.

Nous serons également présents au festival Fous d’Histoire, les 17 et 18 octobre à Dinan (Côtes d’Armor) et à Pontoise (Val d’Oise) du 20 au 22 novembre.

Festival du Connétable – Ecouen 23 et 24 mai 2015

15 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Scalpel et Matula a participé à la fête renaissance d’Ecouen (95) – le festival du connétable – qui s’est tenue le mois dernier et a donné lieu à de nombreuses animations dans la ville et au château. Pour rappel, ce dernier abrite le musée national de la Renaissance qui présente de magnifiques collections sur cette période.

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Installés dans le parc Charles de Gaulle, nous avons pu présenter les spécificités de la médecine et chirurgie de la Renaissance. La période est en effet riche en événements avec d’abord des avancées spectaculaires en anatomie liées aux travaux menés dans l’école de Padoue. André Vésale dans son De humanis corporis fabrica énonce les fondements de l’anatomie moderne. De son coté William Harvey, se basant sur une approche quantitative, novatrice face à la médecine dogmatique et livresque connue jusqu’à lors, pratique une médecine expérimentale qui l’amènera à formuler son hypothèse sur la circulation sanguine dans le corps humain (publiée en 1628 dans Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus). La Renaissance, c’est aussi Ambroise Paré, qui de simple barbier sera nommé chirurgien par ordre du roi. Formé sur les champs de bataille, il saura reprendre et administrer à bon escient certains gestes des anciens (ligature des vaisseaux par exemple), abandonner les pratiques dangereuses et en inventer de nouvelles. Publiant son oeuvre en Français et non plus en Latin, ce qui lui vaudra de nombreux reproches de ses pairs, il vise une diffusion du savoir au plus grand nombre et notamment hors de la population « savante ». A travers les fac-similé et reproductions d’instruments et d’armes d’époque, nous avons évoqué sa carrière, mais aussi abordé les thèmes de l’hygiène, de la cosmétologie et l’apothicairerie à la Renaissance.

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Début février, Scalpel et Matula a collaboré avec l’association Marchands d’Oublis pour présenter aux élèves des 9 classes de cinquième, plusieurs ateliers abordant la médecine, la chirurgie (avec une attention particulière sur la chirurgie de guerre), l’apothicairerie et l’hygiène à la fin du moyen age.

Plus de 250 élèves se sont succédés sur 4 présentations d’une heure durant lesquels Dame Clotilde, miresse de son état, et Michel, mercenaire dans les armées du roi de France, leur ont présenté (entre autres) vie, armes et équipement du soldat, ses relations avec les médecins et chirurgien en campagne, les théories de la connaissance médicale de l’époque, les conditions d’hygiène en campagne et en ville et bien d’autres sujets en passant par la cosmétologie, les préparations telles que les distillations, les us et coutume…

Beaucoup de questions et des échanges en fin d’atelier – quitte à rater la récré – ont rendu ces moments vraiment très agréables.

Un grand merci aux enseignants et à l’encadrement du lycée Saint François d’Assise pour leur accueil chaleureux.

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Table de médecine et chirurgie

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 La vie du soldat

Encore une exposition – cette fois en Belgique

17 Déc 2014, Posté par scalpeletmatula.fr dans expositions

Le musée de l’hôpital Notre Dame à la Rose est situé à Lessines en Wallonie (environ 50km de Bruxelles par la route). Il est installé dans les bâtiments de l’hôtel Dieu bâti au 13ième siècle, en plein essor économique de la Flandre du bas moyen age. Le musée présente de remarquables collections dans le domaine médical, chirurgical et pharmaceutique à travers l’histoire, avec beaucoup de pièces du 19ième. On peut notamment citer la pharmacie présentée dans son état de ce même siècle (à comparer notamment à celle de Baugé pour le 17-18 ième => voir le blog du 29 octobre). Le musée est également doté d’un jardin de simples montrant une belle collection de plantes médicinales.

Présentant de nombreuses animations et expositions, le musée est régulièrement plébiscité et récompensé (Prix des Musées et Prix du Public 2010, Prix des Enfants 2014). Il expose actuellement et jusqu’en novembre 2016 une collection d’objets et instruments du 16ième au 19ième siècle, à la manière d’un cabinet de curiosités, sous le titre d’Amboise Paré à Louis Pasteur.

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ATTENTION : le musée sera fermé pour les fêtes de fin d’années du 22 décembre au 5 janvier inclus.

Deux expositions en cours à ne pas manquer sur Paris.

10 Déc 2014, Posté par scalpeletmatula.fr dans expositions

D’abord, dans le programme d’exposition toujours très riche de la tour Jean Sans Peur , signalons la santé au moyen age. L’exposition expose de façon très concrète les théories et pratiques médicales de la fin du moyen age. Comme toujours, les textes sont soutenus par une iconographie très étendue, tirée des ouvrages marquants de leur époque (Tacuinum sanitatis, Livre des propriétés des choses, Livre des simples médecines…).

Le programme de la tour est disponible ici : http://www.tourjeansanspeur.com/public_html/download/tour-jean-sans-peur/tjsp_programme_2014.pdf

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Tour Jean sans Peur, 20 rue Etienne Marcel – Métro ligne 4 « Etienne Marcel ». Exposition jusqu’au 29 mars 2015.

Ensuite, pour ceux qui s’intéressent ou qui veulent découvrir l’action du service de santé pendant  le conflit de 1914-1918, son adaptation aux défits de la guerre moderne et les spectaculaires progrès médicaux qu’elle a engendrée, signalons l’exposition une armée qui soigne – le service de santé des armées pendant la grande guerre au musée du service de santé des armées du val-de-grâce.
 
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Musée du service de santé des armées, 1 place Alphonse Laveran – RER B « Port-Royal ». Exposition jusqu’au 4 octobre 2015.