Scalpel et Matula | Actualité et réflexions - Page 4 sur 7 - Scalpel et Matula
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Scalpel et Matula

 

Quelques photos de l’animation réalisée au Musée de l’hôpital Notre Dame à la Rose de Lessines (Belgique).

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Scalpel et Matula est intervenu dans le cadre de l’exposition d’Ambroise Paré à Louis Pasteur  dont nous avions déjà parlé précédemment. Pour rappel, cette exposition présente une magnifique collection privée d’objets et instruments représentatifs de la médecine et de la chirurgie, depuis la Renaissance jusqu’à la fin du 19ième siècle. Les domaines abordés sont très larges, du matériel d’amputation et des prothèses jusqu’aux trousses médicales et chirurgicales du siècle de Pasteur en passant par du matériel d’obstétrique, d’ophtalmologie, des éléments d’anesthésie, du matériel de saignée et de pose de sangsues et de ventouses…

Ayant revêtu les costume d’une Dame de la Renaissance et d’un médecin du siècle des hygiénistes, et en nous appuyant sur nos reproductions de matériel médical et chirurgical, ainsi que sur les objets de la collection exposée, nous avons présenté les évolutions de la médecine sur quatre siècles.

Dame Clotilde évoquait les débuts de l’anatomie moderne à travers le fac-similé de la fabrica d’André Vésale, ainsi que les enseignements du chirurgien de guerre Ambroise Paré vus dans le fac-similé de ses œuvres complètes…

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De son coté, le médecin hygiéniste présentait les avancées de son siècle dans le domaine des découvertes scientifiques – notamment rejet de la théorie de la génération spontanée et énoncé de la théorie des germes, tous les deux par Pasteur et ses collaborateurs – ainsi que les avancées concrètes dans la vie de tous les jours pour une population de plus en plus urbanisée.

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L’un et l’autre personnage présentait ses pratiques en matières d’hygiène, du « propre sur soi » et de la toilette sèche de la Renaissance, à l’utilisation du savon et de l’eau, à présent largement distribuée dans les maisons de la fin de l’age industriel.

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Dans l’ensemble, beaucoup d’échanges avec de nombreux visiteurs sur ce week end du 15 août (plusieurs centaines d’entrée au musée), soit dans les groupes, soit en tant que visiteurs « isolés ».

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Au delà de ces échanges, nous avons aussi donnés quelques conseils de lecture pour ceux d’entre les visiteurs souhaitant approfondir les sujets abordés. En particulier une publication liée à une exposition antérieure du musée, qui constitue une très bonne introduction au domaine des avancées des hygiénistes de la fin du 18ième siècle à celle du 19ième siècle.

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Scalpel et Matula sera de retour au Musée Notre Dame à la Rose les 10 et 11 octobre prochain. Nous serons heureux d’y échanger avec un public que nous espérons aussi nombreux qu’en août dernier.

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Tous nos remerciements à l’équipe du musée pour son accueil et son aide à la préparation et au bon déroulement de cette animation. Une partie des clichés sur cette page provient de l’équipe du musée.

 

Trousse de chirurgie médiévale : le Pennarol

23 Juil 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans matériel
  • Le Pennarol, un grand incompris

Quelques recherches sur internet permettent de tomber parfois sur ce qu’il est convenu d’appeler des « perles ». Dans le domaine de l’histoire de la médecine, chirurgie et apothicairerie, elles sont particulièrement nombreuses et nous allons aujourd’hui traiter à ce sujet d’un objet que l’on commence aussi à rencontrer sur les rassemblements à thème médiéval, à savoir le « Pennarol ».

Cet objet se présente sous la forme d’un étui de forme caractéristique muni d’une sangle de portage. Contrairement à ce qu’on peut lire sur internet ou entendre raconter de la part de certaines troupes de reconstitution médiévales, le pennarol n’est pas une simple « boite » (- « c’est joli ça, c’est quoi ? » – « un pennarol. » – «  Ah et ça sert à quoi ? » – « c’est une boite. » – « Pour quoi faire ? » – «  C’est une boite… »… c’est réellement du vécu !). C’est encore moins une « trousse de secours » (ça, c’est sur le net).

  • Bon mais finalement ça sert à quoi ?

Il n’est pourtant pas difficile de trouver une description de cet objet et de ce à quoi il sert dans les sources, même si on n’est pas un grand lecteur de Pline, Vitruve et Dioscoride dans le texte ! Les traductions de traités latins médiévaux sont disponibles et cet objet est décrit, entre autres par Guy de Chauliac dans plusieurs éditions de sa chirurgie : « la grande chirurgie de Guy de Chauliac maitre en médecine de l’université de Montpellier composée en l’an 1363 » traduction par E.Nicaise, Edition Alcan Paris 1890 page 9 ; « Grande chirurgie de M. Guy de Chauliac, 1579 Ed. A Lyon, Vfr ; ou encore édition de Cambridge 1598, Vfr pour ne citer que ces versions.

Pour faire court, le pennarol est un étui contenant 5 à 6 instruments tranchants ou de première utilité : Lancette, Ciseau, Sonde, Aiguille, Pinces et Rasoir. C’est le minimum vital dont a besoin un praticien pour exécuter des interventions sanglantes en première intention. L’étui de bois permet de transporter ce nécessaire sans risque pour le propriétaire tout en assurant que les tranchants ne seront pas émoussés par un frottement des instruments les uns sur les autres.

Une représentation de pennarol figure  notamment dans l’ouvrage de Brunschwig (Das Buch der Cirurgia – 1497) et repris par Nicaise.

Pennarole_Brunschwig

Il ressemble aux étuis de vénerie tels que l’on peut en voir au musée de Cluny à Paris. La taille est quelque peu différente, le pennarol du chirurgien étant légèrement plus grand. On peut en voir un exemplaire au musée de l’Hôpital du Val de Grâce à Paris. Celui-ci est recouvert de plaque d’os et les passants et décorations sont en ivoire. Il est aux armes de la maison de Saxe et mesure environ une petite trentaine de cm de long sur 12 cm environ de large.

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Voici une reconstitution réalisé pour Dame Clotilde en 2005 d’après le texte de Chauliac par Christophe Névoso (de l’œil du compas). Il est en bois et possède approximativement des mêmes dimensions que celui du musée du val de grâce.

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  • Les sources tu consulteras et du web te méfieras

Les amateurs « éclairés », qui ne connaissent le pennarol que de par quelques photos ou gravures trouvées sur le net, semblent avoir simplement  négligé la première exigence en matière de recherche historique : la consultation des sources ! Et précisons que celle-ci ne se résume pas à faire du copier photo du net – recadrer – coller avec un copyright ou le nom du recadreur comme vu sur certains forums, ni à écouter tel ou tel qui s’intitule expert en la matière mais ne cite aucune source. Il est bon de lire les livres des auteurs de l’époque, croiser les sources, visiter les musées… Cela évite aussi les tendances à l’exagération dimensionnelle. Il est arrivé de croiser sur des fêtes médiévales des « pennarols » énormes (peut être pour la chirurgie vétérinaire spécialisée en matière d’éléphant) qu’en tous cas aucun praticien médiéval n’aurait voulu ni pu glisser à la ceinture. Le pennarol ne semble d’ailleurs pas être la seule pièce d’équipement concernée par ce syndrome de sur dimensionnement… Entre les cautères « à diplodocus » et les scies d’amputation « pour mammouths », il y a de quoi faire.

Attention donc au matériel présenté au public comme « copie » d’instruments d’époque – surtout s’il n’a pas été réalisé d’après photo, ou mieux, d’après un calque d’une pièce originale – et au discours qui va avec. Ne perdons pas de vue que le matériel était fait pour être utilisé ; un peu de recherche à ce sujet peut déjà permettre d’éviter un certain nombre d’aberrations.

Animation service de santé 14-18 à Orbey

29 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Notre passage à Orbey, pour y présenter une animation sur le service de santé aux armées pendant la guerre de 14-18, nous a permis de rencontrer de nombreuses classes de Lycée et de Collège. Parmi les visiteurs, nous avons pu également compter des habitants d’Orbey ou de communes proches avec qui nous avons eu des échanges très intéressant notamment sur les événements liés à la bataille du Linge.

Notre passage a fait l’objet d’un article dans le numéro du 13 juin des Dernières Nouvelles d’Alsace que nous reproduisons ci-dessous.

Article_DNA_13062015

 

Quelques photos après notre animation au mémorial du Linge

26 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Dans le cadre des animations sur le centenaire des combats de la première guerre mondiale à la tête des faux et au Linge, Scalpel et Matula a présenté une animation du 11 au 13 juin dernier à Orbey puis au mémorial du linge sur le service de santé aux armées 14-18.

La bataille qui s’y est déroulée sur 3 mois, du 20 juillet au 15 octobre 1915, a coûté la vie à 17 000 soldats sans qu’aucune percée ne puisse être effectuée. Le musée lui-même comporte une série de plusieurs salles présentant une collection qui aborde de multiples facette des combats, de l’aspect purement militaire (uniformes, armes individuelles – fusils, grenades dont de rares exemplaires lacrymogènes françaises… -, crapouillots et minenwerfer, etc… ) à la simple vie quotidienne avec une vitrine présentant de l’art de tranchée. La projection d’un film à l’entrée du mémorial permet de retracer brièvement les événements qui se sont déroulés sur le site. Une reconstitution de tranchée allemande grandeur nature permet de se rendre compte des conditions du soldat avant de se rendre à l’extérieur sur le terrain où on peut découvrir une partie restaurée de la zone sur laquelle se sont déroulés les combats. A noter qu’une présentation permanente sur le service de santé devrait être installée en intérieur, probablement d’ici la fin 2015.

Sur le terrain, les tranchées allemandes, bétonnées, prévues pour un long face à face, sont situées au sommet et surplombent les tranchées françaises creusées en contrebas à flanc de coteau. Même après avoir maintes fois lu, que les soldats des deux camps pouvaient se trouver très proches, il est saisissant d’observer des avant postes français à quelques mètres seulement des tranchées allemandes. L’embrouillamini de barbelés, les « étendoirs à viande » comme les nommaient avec un certain humour les poilus,  n’est plus présent mais la présence de quelques « queues de cochon » permet de s’imaginer les lieux tels qu’ils étaient à l’époque. De multiples croix blanches marquent les lieux où ont été relevé les restes de soldats jusqu’à lors portés disparus.

Une visite à faire absolument si vous passez dans la région.

Ci dessous quelques photos faites après l’animation au mémorial.

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 Marie Louise et Joseph Casimir. On vient bien un décroché de la tranchée destiné à éviter les tirs en enfilade depuis le parapet et également à limiter les dégâts en cas de chute d’un obus ou d’une grenade dans la tranchée.

Lelinge_4 Joseph Casimir observant une baïonnette allemande modèle 1898 dite en langue de carpe. On aperçoit sur le parapet une queue de cochon et des restes de barbelés.

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Où est passé cette trousse d’instrument ???

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Coup de mou !

Les prestations scalpel et matula : où nous voir cette année

25 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Un calendrier rapide de nos prochaines sorties, après nos premières sorties cette année à Ecouen (fête renaissance) et à Orbey (animation 14-18) :

Le 5 juillet nous participerons à la cinquième édition de la fête médiévale du Pêchereau (Indres). Cette fête qui existe depuis 2009 (avec un petite pause en 2013 et 2014) débutera le samedi soir avec un dîner médiéval en musique, puis se poursuivra le dimanche sur le site du château du Courbat (élevé à l’origine au 13ième siècle) avec de nombreuses animations.

Les 15 et 16 août nous serons à l’hôpital Notre Dame à la Rose, à Lessines (Belgique) dans le cadre de son exposition temporaire « D’Ambroise Paré à Louis Pasteur« . Cette exposition, que nous avions déjà signalée dans un précédent post, présente plus de 200 pièces originales illustrant l’évolution de la médecine et pharmacie du 16ième au 19ième siècle. Nous aurons donc l’occasion d’évoquer la transformation de la connaissance et pratique médicale, depuis un savoir dogmatique hérité des antiques vers une science basée sur le résultats d’expérimentations, mesurées, observées. Ce sera aussi l’occasion d’aborder le rôle déterminant des conflits et des nouveaux outils mis à disposition de la recherche médicale.

Le 19 septembre nous participerons à la 13ième journée médiévale à Vincennes (Val de Marne) organisée dans le cadre des Journées du Patrimoine. Nous y présenterons les plantes utilisées en médecine médiévale.

Les 10 et 11 octobre, retour à l’hôpital Notre Dame à la Rose pour un second week end.

Nous serons également présents au festival Fous d’Histoire, les 17 et 18 octobre à Dinan (Côtes d’Armor) et à Pontoise (Val d’Oise) du 20 au 22 novembre.