Scalpel et Matula | animation Archives - Scalpel et Matula
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Quelques photos de notre passage de novembre 2016 à la commanderie Saint Jean de Corbeil-Essones. Cette intervention se déroulait dans le cadre des animation intitulées « Mémoire d’une ville au cœur de la Grande Guerre« .

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Logo des animations de Corbeil

 La commanderie accueillait une exposition « De l’arrrière au front, Corbeil-Essonnes dans la grande guerre » réalisée en collaboration  avec l’association des Crapouillots du Bois des Chênes qui présentait une partie de leur collection. Nous avons installé notre stand à l’entrée de l’exposition et nous avons guidé les visiteurs à travers une découverte du service de santé aux armées durant la première guerre mondiale.

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Une vue d’ensemble de notre stand

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Le front, le ramassage, le triage et l’évacuation

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Chirurgie et traitement dans les ambulances et hôpitaux

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Le mur de photos : illustrer les conditions, le matériel et les équipes du service de santé

Une année bien remplie

En ce début 2017, c’est le moment de faire un petit retour en images sur les animations de l’année passée, une année bien occupée un peu partout en France, avec un petit détour en Belgique :

En février deux animations en région parisienne et dans la banlieue de Bruxelles pour présenter aux élèves de collège et lycée la médecine médiévale, la médecine du temps de Louis XVI et enfin la médecine pendant la Grande guerre, avec un parallèle de la situation Belge et de celle de la France… et un constat de même impréparation de part et d’autre.
En juin, la fête des templiers à Chateaubernard, près de Cognac.
En juillet et août, les animations des mercredis de la Reine à Chinon.
En septembre, les Journées Européennes du Patrimoine, au château de Chevreuse en région parisienne, puis les Virades de l’espoir au même endroit ; enfin l’animation autour du jardin médiéval de Crosne dans l’Essonne.
En octobre, une journée au moyen age à Théméricourt, dans l’Oise.
En novembre, animation à Corbeil-Essones sur le service de santé de 14-18.

Les mercredis de la Reine

Pour commencer ce retour en détails et photos : les mercredis de la Reine, qui ont eu lieu à la forteresse royale de Chinon dans le cadre des animations autour du parcours 2016 « 24 heures de la vie d’une Reine », les 27 juillet, 3, 10 et 17 août. L’animation mettait à l’honneur la reine Marie d’Anjou, épouse du roi Charles VII et mère de Louis XI, qui s’installa dans le château à compter de 1454.

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A coté de la médecine médiévale, de la chirurgie et de l’apothicairerie, les mercredis de la Reine ont été l’occasion de faire découvrir aux visiteurs un pan caché de la culture médiévale, à travers la cosmétologie et les soins de beauté.

La cosmétologie médiévale

  • Disparition et réapparition

Si cosmétologie et soins de beauté sont très présents dans la culture de la Rome antique, le faible nombre de sources relatives à ces domaines au cours du haut Moyen Age suggère qu’ils ne sont pas, ou très marginalement, utilisés à cette période. Par contre, les sources réapparaissent au XIIème siècle, avec plusieurs ouvrages composés à Salerne, dans la fameuse école de médecine. A coté des Catholica magistri Salerni, on trouve les deux ouvrages attribués à Trotula, une femme médecin : le premier souvent nommé Trotula Major et intitulé De passionibus mulierum, traite des maladies des femmes et des problèmes liés à l’accouchement ; le second, ou Trotula Minor, est un traité de cosmétologie à part entière. Intitulé « l’ornement des dames », ou Ornatu mulierum, il est souvent associé au premier ouvrage (accompagné d’un troisième texte de Trotula).

  • L’influence des auteurs de langue arabe

Le Trotula minor  ouvre la voie à de nombreux autres ouvrages, decoratio ou ornatus, et il sera semble-t-il, largement exploité par les auteurs ultérieurs. Les ouvrages correspondant (ainsi que le Trotula) dénotent une influence des auteurs de langue arabe, dont les écrits sont rendus progressivement disponibles par des traductions latine grâce au travail de lettrés tels que Constantin l’Africain (1020-1087) à Salernes puis Monte cassino, ou Gérard de Crémone (env. 1114-env. 1187) en Espagne. Rappelons que ces mêmes auteurs de langue arabe ont précédemment eux-même bénéficié des traductions des œuvres des écrivains antiques grecs et latins par les nestoriens (en syriaque puis arabe), de sorte qu’à compter des VIIIème/IXème siècles, ils enrichissent l’héritage antique de leurs propres expériences.

Cette influence arabe dans les traités occidentaux de cosmétologie est manifeste avec des éléments repris d’auteurs comme Rhazes, Avicenne ou Al-Magûsi. Elle est aussi exposée dans les textes. Citons à titre d’exemple un Ornatus mulierum du XIIIème siècle, d’origine Anglo normande et distinct du texte de Trotula, qui cite comme sources de connaissances, une dame Trote de Salerne et aussi une dame sarrazine de Messine « médecin des gens de sa religion [qui] eût été une femme de grande valeur si elle avait eu la vraie foi« .

  • La cosmétologie, domaine du chirurgien

Assez curieusement, pour nos esprits actuels, la cosmétologie est largement présente dans les traités de chirurgie à compter du XIIIème siècle. A l’époque, au contraire, ce point parait parfaitement normal. Avec le déclin de la médecine monastique courant XIIème et la montée en puissance des Universités (Bologne 1088 où un enseignement de médecine est créé a minima à partir de 1119 ; Paris 1200, avec une faculté de médecine dès 1231 créée par bulle du pape Grégoire IX ; Montpellier 1220, mais une école de médecine y existe depuis au moins 1137) la médecine a basculé dans le monde laïque. Le médecin devient un lettré, théoricien et spécialiste du diagnostic et du pronostic. Il se base sur ses connaissances livresques et sur les théories qui y sont exposées (notamment la théorie des humeurs) pour analyser la pathologie du patient et décider de la marche à suivre en vue de sa guérison. Le cas échéant, il prescrit les remèdes qui sont fabriqués par l’apothicaire. Il délègue totalement le travail lié au corps du patient au chirurgien sur le principe que « la tête pensante, c’est le médecin, la main c’est le chirurgien ».

La cosmétologie touchant au « soin » du corps, c’est tout naturellement qu’elle est traitée par le chirurgien. On trouve de fait des chapitres, dans des ouvrages de chirurgiens célèbres, touchant à la cosmétologie. Citons par exemple les ouvrages de Lanfranc de Milan (env. 1245-1306 ; exerce en France à partir de 1290), d’Henri de Mondeville (1260-1320 ; chirurgien du roi Philippe le Bel dès 1301), ou de Guy de Chauliac (1298-1368 ; au service des papes Clément VI, Innocent VI et Urbain V).

  • Les enseignements de cosmétologie médiévale : peau, poils, cheveux… et d’autres !

Les textes des ornati et des cyrurgiae montrent des préoccupations centrées essentiellement sur un petit nombre de sujets : l’aspect du visage, les cheveux, la pilosité.

Les canons de la beauté imposent de montrer une peau qui ne présente aucun hâle puisque ce dernier est la marque d’une vie laborieuse au grand air. Le visage doit avoir un teint sans rougeur (paupières notamment) d’où l’utilisation d’onguents blancs. Dans la même logique, la peau doit être dénuée de tâches de rousseur. Elle ne doit pas non plus porter d’irrégularités (dartres, boutons). La pilosité du visage est source de soins attentifs : les sourcils sont présents (des onguents permettent de les faire pousser au besoin) ; les cheveux doivent être fournis, longs, sans pellicules et les recettes visent à en contrôler la couleur en la rapprochant du blond (avec une préférence pour un blond tirant sur le safran ou un blond très clair) ou du noir. Les dents doivent être bien blanches. Enfin le poil doit être « maîtrisé » sur le corps et plusieurs recettes expliquent comment s’en débarrasser.

Toutes ces opération requièrent une pharmacopée tirée des trois règnes dont certains composants sont nettement toxiques : végétaux (froment, rose, noix de galle, brou de noix, cendres, noyaux…), animaux (oeufs, graisse, urine, parties ou produits animaux divers) et minéraux (blanc de céruse, alun, orpiment – sel d’arsenic -, chaux vive…).

D’autres sujets sont traités dans ces ouvrages de façon moins marquée, comme les problèmes d’odeur (bouche, nez). Surtout le sujet déborde vers des aspects plus « tendancieux » : il peut ainsi être aussi question de rendre fictivement une virginité à des femmes avant leur mariage au moyen d’artifices variés, l’essentiel étant que le rapport sexuel aboutisse à une production d’un peu de sang.

  • Des pratiques condamnées par l’Eglise

La position de l’Eglise vis à vis de la cosmétologie est très négative et les prédicateurs du Moyen Age n’ont de cesse de dénoncer les pratiques associées. Les exempla, ou récits moralisés, comme par exemple ceux rassemblés au sein de la Scala coeli (échelle du Ciel) de Jean Gobi le Jeune (env. 1300 – 1350?), présentent les arguments retenus contre l’embellissement artificiel. Dans une société où la beauté naturelle est vue comme un reflet d’une belle âme, les artifices des fards et onguents est vue comme un reflet des pratiques du démon qui sait se parer d’une belle apparence pour mieux tromper (les visages fardés sont d’ailleurs fréquemment dénoncés comme le « masque du diable »). Par ailleurs, la volonté d’améliorer son apparence dénote une préoccupation pour la chair aux dépends de l’âme. Cette pratique se rattachent au péché d’orgueil et est fréquemment dénoncé comme conduisant à un second pécher mortel : la luxure.

Devant cette position très tranchée de l’Eglise, les auteurs désirant consigner par écrit leur savoir se trouvent dans une situation inconfortable. Ils prennent de multiples précautions avant de livrer leurs recettes, à l’image par exemple des chirurgiens cités précédemment. Ces derniers utilisent plusieurs artifices : une condamnation des pratiques de cosmétologie en ouverture de leur propre texte sur ces techniques (Henri de Mondeville), ou bien une présentation des pratiques de cosmétologie par la négative en définissant le contenu du texte associé comme n’étant « ni des plaies, ni des ulcères, ni des maladies des os… » (Guy de Chauliac). Cette position rappelle d’ailleurs les artifices employés pour présenter des informations sur des plantes abortives sans expliquer leur réelle utilisation (on parle alors d’expulser des enfants morts avant la naissance).

  • Un sujet annexe : la parfumerie 

L’utilisation de parfum et substances odoriférantes est, au cours du Moyen Age et plus tardivement, associée à la pratique médicale. Se basant sur la théorie du miasme, énoncée par l’architecte latin Vitruve au premier siècle de notre ère, et admettant l’association mauvaise odeur = miasme, le port d’une substance odoriférante (aromate, parfum) est censé corriger l’air vicié ou chargé de miasme autour du porteur et le protéger (pommes de senteur ou pomme d’ambre). Pourtant, le bas Moyen Age voit se développer la confection de parfums composés, plus complexes que les simples eaux florales ou huiles parfumées. L’eau de la Reine de Hongrie, qui est assemblée dès 1370, marque le début de ces compositions. Elle est la première formule alcoolique d’Occident, avec une base de romarin et d’esprit de vin. A noter que cette eau est censée pouvoir également être consommée à but thérapeutique, pour soigner vapeurs, céphalées, maladie des nerfs, rhumatismes, problèmes digestifs… conservant au parfum un coté médical. Le succès de ce parfum suscitera d’autres compositions, telle que l’eau des Carmes réalisée par les religieuses de l’abbaye de Saint-Juste pour Charles V dès 1379. L’importance de ces compositions parfumées se renforcera encore à la Renaissance.

Quelques photos

L’animation était déployée dans l’enceinte principale du château, sur les pelouses en face du logis royal. Nous avions apporté le grand auvent pour les interventions sur cosmétologie, médecine, chirurgie et apothicairerie, le petit auvent pour les ateliers (fabrication de plusieurs recettes), la tente pour l’hygiène et le cuveau pour le bain.

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Le auvent nous a permis d’accueillir le public dans les meilleures conditions et de les mettre à l’abri du soleil qui a brillé sur ces mercredis de la Reine.

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Pour l’atelier, nous avions choisi, en plus des classiques recettes d’herbe à brûler, de dentifrice et de mélange d’encens, d’adapter une recette du Trotula minor et de proposer la fabrication d’un baume à lèvre. L’atelier n’a pas désempli avec des participants de tous les ages.

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La tente présentait quelques éléments d’hygiène quotidienne.

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Le cuveau pour le bain chauffait toute la journée pour une démonstration/séance d’explications en fin d’après midi.

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Quelques photos du auvent principal le matin avant ouverture des portes :

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Le auvent de l’atelier, là encore avant ouverture des portes :

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Dame Clotilde à la fraîche sous un arbre et en démonstration de l’utilisation d’une matula :

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Consultation des herbiers :

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Les tables de chirurgie et de médecine/apothicairerie.

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Les Virades de l’espoir 2015

08 Oct 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Petit retour sur les Virades de l’Espoir de la vallée de Chevreuse qui se sont déroulées le 17 septembre dernier avec une partie de la virade qui se déroulait dans le cadre du château de la Madeleine à Chevreuse (78).

Le grand soleil a permis à des visiteurs toujours nombreux de venir s’informer et soutenir la recherche contre la mucoviscidose tout en ayant l’occasion de participer aux nombreuses activités proposées. Au menu de la partie médiévale de cet événement : baptêmes d’équitation et spectacles équestres, combats de chevaliers (compagnie des Fer Vêtus), jeux et alimentation médiévale (Marchands d’oublis), contes (Myrrdhin) et médecine et chirurgie de guerre au moyen age, avec un atelier de préparation de dentifrice médiéval pour les plus jeunes (Scalpel et Matula).

Blog

Rendez-vous en 2016 pour la prochaine Virade au château.

 

Quelques photos de l’animation réalisée au Musée de l’hôpital Notre Dame à la Rose de Lessines (Belgique).

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Scalpel et Matula est intervenu dans le cadre de l’exposition d’Ambroise Paré à Louis Pasteur  dont nous avions déjà parlé précédemment. Pour rappel, cette exposition présente une magnifique collection privée d’objets et instruments représentatifs de la médecine et de la chirurgie, depuis la Renaissance jusqu’à la fin du 19ième siècle. Les domaines abordés sont très larges, du matériel d’amputation et des prothèses jusqu’aux trousses médicales et chirurgicales du siècle de Pasteur en passant par du matériel d’obstétrique, d’ophtalmologie, des éléments d’anesthésie, du matériel de saignée et de pose de sangsues et de ventouses…

Ayant revêtu les costume d’une Dame de la Renaissance et d’un médecin du siècle des hygiénistes, et en nous appuyant sur nos reproductions de matériel médical et chirurgical, ainsi que sur les objets de la collection exposée, nous avons présenté les évolutions de la médecine sur quatre siècles.

Dame Clotilde évoquait les débuts de l’anatomie moderne à travers le fac-similé de la fabrica d’André Vésale, ainsi que les enseignements du chirurgien de guerre Ambroise Paré vus dans le fac-similé de ses œuvres complètes…

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De son coté, le médecin hygiéniste présentait les avancées de son siècle dans le domaine des découvertes scientifiques – notamment rejet de la théorie de la génération spontanée et énoncé de la théorie des germes, tous les deux par Pasteur et ses collaborateurs – ainsi que les avancées concrètes dans la vie de tous les jours pour une population de plus en plus urbanisée.

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L’un et l’autre personnage présentait ses pratiques en matières d’hygiène, du « propre sur soi » et de la toilette sèche de la Renaissance, à l’utilisation du savon et de l’eau, à présent largement distribuée dans les maisons de la fin de l’age industriel.

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Dans l’ensemble, beaucoup d’échanges avec de nombreux visiteurs sur ce week end du 15 août (plusieurs centaines d’entrée au musée), soit dans les groupes, soit en tant que visiteurs « isolés ».

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Au delà de ces échanges, nous avons aussi donnés quelques conseils de lecture pour ceux d’entre les visiteurs souhaitant approfondir les sujets abordés. En particulier une publication liée à une exposition antérieure du musée, qui constitue une très bonne introduction au domaine des avancées des hygiénistes de la fin du 18ième siècle à celle du 19ième siècle.

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Scalpel et Matula sera de retour au Musée Notre Dame à la Rose les 10 et 11 octobre prochain. Nous serons heureux d’y échanger avec un public que nous espérons aussi nombreux qu’en août dernier.

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Tous nos remerciements à l’équipe du musée pour son accueil et son aide à la préparation et au bon déroulement de cette animation. Une partie des clichés sur cette page provient de l’équipe du musée.

 

Animation service de santé 14-18 à Orbey

29 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Notre passage à Orbey, pour y présenter une animation sur le service de santé aux armées pendant la guerre de 14-18, nous a permis de rencontrer de nombreuses classes de Lycée et de Collège. Parmi les visiteurs, nous avons pu également compter des habitants d’Orbey ou de communes proches avec qui nous avons eu des échanges très intéressant notamment sur les événements liés à la bataille du Linge.

Notre passage a fait l’objet d’un article dans le numéro du 13 juin des Dernières Nouvelles d’Alsace que nous reproduisons ci-dessous.

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Quelques photos après notre animation au mémorial du Linge

26 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Dans le cadre des animations sur le centenaire des combats de la première guerre mondiale à la tête des faux et au Linge, Scalpel et Matula a présenté une animation du 11 au 13 juin dernier à Orbey puis au mémorial du linge sur le service de santé aux armées 14-18.

La bataille qui s’y est déroulée sur 3 mois, du 20 juillet au 15 octobre 1915, a coûté la vie à 17 000 soldats sans qu’aucune percée ne puisse être effectuée. Le musée lui-même comporte une série de plusieurs salles présentant une collection qui aborde de multiples facette des combats, de l’aspect purement militaire (uniformes, armes individuelles – fusils, grenades dont de rares exemplaires lacrymogènes françaises… -, crapouillots et minenwerfer, etc… ) à la simple vie quotidienne avec une vitrine présentant de l’art de tranchée. La projection d’un film à l’entrée du mémorial permet de retracer brièvement les événements qui se sont déroulés sur le site. Une reconstitution de tranchée allemande grandeur nature permet de se rendre compte des conditions du soldat avant de se rendre à l’extérieur sur le terrain où on peut découvrir une partie restaurée de la zone sur laquelle se sont déroulés les combats. A noter qu’une présentation permanente sur le service de santé devrait être installée en intérieur, probablement d’ici la fin 2015.

Sur le terrain, les tranchées allemandes, bétonnées, prévues pour un long face à face, sont situées au sommet et surplombent les tranchées françaises creusées en contrebas à flanc de coteau. Même après avoir maintes fois lu, que les soldats des deux camps pouvaient se trouver très proches, il est saisissant d’observer des avant postes français à quelques mètres seulement des tranchées allemandes. L’embrouillamini de barbelés, les « étendoirs à viande » comme les nommaient avec un certain humour les poilus,  n’est plus présent mais la présence de quelques « queues de cochon » permet de s’imaginer les lieux tels qu’ils étaient à l’époque. De multiples croix blanches marquent les lieux où ont été relevé les restes de soldats jusqu’à lors portés disparus.

Une visite à faire absolument si vous passez dans la région.

Ci dessous quelques photos faites après l’animation au mémorial.

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 Marie Louise et Joseph Casimir. On vient bien un décroché de la tranchée destiné à éviter les tirs en enfilade depuis le parapet et également à limiter les dégâts en cas de chute d’un obus ou d’une grenade dans la tranchée.

Lelinge_4 Joseph Casimir observant une baïonnette allemande modèle 1898 dite en langue de carpe. On aperçoit sur le parapet une queue de cochon et des restes de barbelés.

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Où est passé cette trousse d’instrument ???

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Coup de mou !

Les prestations scalpel et matula : où nous voir cette année

25 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Un calendrier rapide de nos prochaines sorties, après nos premières sorties cette année à Ecouen (fête renaissance) et à Orbey (animation 14-18) :

Le 5 juillet nous participerons à la cinquième édition de la fête médiévale du Pêchereau (Indres). Cette fête qui existe depuis 2009 (avec un petite pause en 2013 et 2014) débutera le samedi soir avec un dîner médiéval en musique, puis se poursuivra le dimanche sur le site du château du Courbat (élevé à l’origine au 13ième siècle) avec de nombreuses animations.

Les 15 et 16 août nous serons à l’hôpital Notre Dame à la Rose, à Lessines (Belgique) dans le cadre de son exposition temporaire « D’Ambroise Paré à Louis Pasteur« . Cette exposition, que nous avions déjà signalée dans un précédent post, présente plus de 200 pièces originales illustrant l’évolution de la médecine et pharmacie du 16ième au 19ième siècle. Nous aurons donc l’occasion d’évoquer la transformation de la connaissance et pratique médicale, depuis un savoir dogmatique hérité des antiques vers une science basée sur le résultats d’expérimentations, mesurées, observées. Ce sera aussi l’occasion d’aborder le rôle déterminant des conflits et des nouveaux outils mis à disposition de la recherche médicale.

Le 19 septembre nous participerons à la 13ième journée médiévale à Vincennes (Val de Marne) organisée dans le cadre des Journées du Patrimoine. Nous y présenterons les plantes utilisées en médecine médiévale.

Les 10 et 11 octobre, retour à l’hôpital Notre Dame à la Rose pour un second week end.

Nous serons également présents au festival Fous d’Histoire, les 17 et 18 octobre à Dinan (Côtes d’Armor) et à Pontoise (Val d’Oise) du 20 au 22 novembre.

Festival du Connétable – Ecouen 23 et 24 mai 2015

15 Juin 2015, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Scalpel et Matula a participé à la fête renaissance d’Ecouen (95) – le festival du connétable – qui s’est tenue le mois dernier et a donné lieu à de nombreuses animations dans la ville et au château. Pour rappel, ce dernier abrite le musée national de la Renaissance qui présente de magnifiques collections sur cette période.

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Installés dans le parc Charles de Gaulle, nous avons pu présenter les spécificités de la médecine et chirurgie de la Renaissance. La période est en effet riche en événements avec d’abord des avancées spectaculaires en anatomie liées aux travaux menés dans l’école de Padoue. André Vésale dans son De humanis corporis fabrica énonce les fondements de l’anatomie moderne. De son coté William Harvey, se basant sur une approche quantitative, novatrice face à la médecine dogmatique et livresque connue jusqu’à lors, pratique une médecine expérimentale qui l’amènera à formuler son hypothèse sur la circulation sanguine dans le corps humain (publiée en 1628 dans Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus). La Renaissance, c’est aussi Ambroise Paré, qui de simple barbier sera nommé chirurgien par ordre du roi. Formé sur les champs de bataille, il saura reprendre et administrer à bon escient certains gestes des anciens (ligature des vaisseaux par exemple), abandonner les pratiques dangereuses et en inventer de nouvelles. Publiant son oeuvre en Français et non plus en Latin, ce qui lui vaudra de nombreux reproches de ses pairs, il vise une diffusion du savoir au plus grand nombre et notamment hors de la population « savante ». A travers les fac-similé et reproductions d’instruments et d’armes d’époque, nous avons évoqué sa carrière, mais aussi abordé les thèmes de l’hygiène, de la cosmétologie et l’apothicairerie à la Renaissance.

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Début février, Scalpel et Matula a collaboré avec l’association Marchands d’Oublis pour présenter aux élèves des 9 classes de cinquième, plusieurs ateliers abordant la médecine, la chirurgie (avec une attention particulière sur la chirurgie de guerre), l’apothicairerie et l’hygiène à la fin du moyen age.

Plus de 250 élèves se sont succédés sur 4 présentations d’une heure durant lesquels Dame Clotilde, miresse de son état, et Michel, mercenaire dans les armées du roi de France, leur ont présenté (entre autres) vie, armes et équipement du soldat, ses relations avec les médecins et chirurgien en campagne, les théories de la connaissance médicale de l’époque, les conditions d’hygiène en campagne et en ville et bien d’autres sujets en passant par la cosmétologie, les préparations telles que les distillations, les us et coutume…

Beaucoup de questions et des échanges en fin d’atelier – quitte à rater la récré – ont rendu ces moments vraiment très agréables.

Un grand merci aux enseignants et à l’encadrement du lycée Saint François d’Assise pour leur accueil chaleureux.

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Table de médecine et chirurgie

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 La vie du soldat

Dinan – retour sur un fantastique week end

11 Oct 2014, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Les 19 et 20 juillet dernier se déroulait la « Fête des remparts » de Dinan (http://www.fete-remparts-dinan.com/),

Nous avons eu la chance, avec Scalpel et matula, de prendre part à ce grand événement dont le thème était pour cette édition 2014 « Inventions et découvertes ». En collaboration avec l’association d’organisation et les services techniques de la ville, nous avons pu à cette occasion présenter un herbularius composé de quatre carrés de simples organisés autour d’un bassin, ainsi que deux bandes présentant les espèces cultivés dans un courtil (jardin potager) médiéval.

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(Cliché François Pierat)

Le public très nombreux (et international) a visiblement été séduit : le stand et le jardin n’ont pas désempli. Le jardin devait être, au terme de la fête, déplacé dans un autre espace vert de la ville.