Scalpel et Matula | 2020 avril
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avril 2020

 

Retour sur 2019 – Scalpel et Matula retourne à l’école

26 Avr 2020, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Au début de 2019, nous sommes de retour au lycée Paul Claudel de Laon pour deux journées d’intervention. Comme l’année passé, nous présentons le service de Santé des armées durant la Grande Guerre.

Animation en 2018

Cette fois, à l’instar de la présentation au Mémorial de la Vendée, nous ajoutons à notre présentation un diaporama pour aboutir à une conférence interactive. Nous pouvons ainsi présenter des images du conflit et de façon très concrète illustrer le quotidien des soldats et des soignants.

Animations en costume avec le diaporama – ici sur les douches de poilus

Notre intervention, enrichie de ce nouveau support, suscite beaucoup de question des élèves et de leurs enseignants. L’heure consacrée à chaque classe passe très vite.

Notre installation : médecine/chirurgie/infirmerie de l’arrière à droite, au front à gauche

Un grand merci à la direction et à toute l’équipe enseignante pour leur accueil (et au chef cuisto dont les réalisation étaient cent coudées au dessus du quotidien de la « goudronneuse »). Une pensée toute spéciale pour Marie Thérèse Cariou.

La cuisine roulante, affectueusement surnommée « goudronneuse », « canon à rata », « sous-marin » ou encore « mitrailleuse à haricots » (source : https://www.centenaire.org/de/tresors-darchives/dessin/lhebdomadaire-lillustration-les-dessins)

Dans la lignée de nos deux précédents articles sur 2018, voyons quelques interventions sur 2019 et pour commencer, la forteresse royale de Chinon.

Deux week ends étaient organisés en juillet et août 2019, l’un sur la période Renaissance, le second sur la période Médiévale. Scalpel et Matula était présent sur les deux événements mais nous allons évoquer ici la première des deux dates.

A l’occasion du 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, les châteaux des bords de Loire ont décider de fêter l’événement.

La forteresse de Chinon a quant à elle décidé de commémorer le séjour en 1498 de César Borgia (1475-1507) et de sa suite. Le neveu du pape Alexandre VI se rend à la forteresse royale pour y rencontrer Louis XII à qui il doit remettre la décision papale d’autoriser le procès en annulation du mariage du roi avec la fille de Louis XI, Jeanne de France.

Les musiciens et les saltimbanques ouvrent le cortège, suivi de la cour, des gardes et enfin de César Borgia, sa maîtresse à son bras. Dame Clotilde et Maître Michel présentent les dernières nouveautés en matière de médecine et de chirurgie, le nouveaux remèdes venus tout droit des Amériques comme le bois de gaïac ou le remède de la duchesse (l’écorce de quinquina), mais aussi hélas, de nouvelles maladies comma la syphilis. En parallèle, les ateliers de damoiselle Émeline présentent  les innovations cosmétiques de la Renaissance.

Un mage-astrologue fait goûter au public confitures sèches (nos actuelles pâtes de fruit), les pâtes d’amande, les fruits confis et autres douceurs venues d’Italie. Imprimerie et monnayages sont également présentés.
 

Une merveilleuse journée avec un public attentifs et intéresse au sein d’un lieu enchanteur.

Merci à toute l’équipe de la forteresse pour leur accueil chaleureux et leur compétence.

Retour sur 2018 (deuxième partie)

13 Avr 2020, Posté par scalpeletmatula.fr dans Non classé

Cette deuxième partie rassemble, centenaire 14-18 oblige, plusieurs animations en rapport avec la fin de la Grande guerre. Rappelons que ce conflit, qui a causé la mort de 10 millions de soldats et en a blessé deux fois plus (en France, 1,4 millions de morts, 4,2 millions de blessés) a pris de court les services de santé de tous les belligérants, tant par la longueur de l’engagement que par la violence des combats et les nouvelles pathologies rencontrées. Le bilan est encore aggravé à partir d’octobre 1918 par la pandémie de grippe espagnole agissant sur une population affaiblie, provoquant un nombre de victimes qui fait encore débat, mais se compte en dizaines de millions de morts au niveau mondial (vraisemblablement entre 20 et 30 millions – certaines estimations proposant 100 millions).

Guérande

Bien que loin du front, Guérande est marquée par la grande guerre. Comme toutes les communes de France, elle compte nombre de ses habitants incorporés dans l’armée, mais elle abrite également un camp de prisonniers.

Gardes du camp de prisonniers – on notera les uniformes disparates (crédit photo mairie de Guérande)

C’est pourtant le retour de ses enfants après la « der des der »qui est évoqué, avec une célébration dans toute la ville et une animation dans la porte Saint Michel où nous avons expliqué l’histoire du service de santé pendant 14-18. Une reconstitution d’un laboratoire 1900 complétait cette animation.

Accueil des poilus de retour à Guérande (crédit photo Ouest France)

 

Laon – Musée d’art et d’Archéologie

Nous avons planté la tente et notre auvent dans les jardins du musée. La Grande guerre est encore particulièrement présente dans les mémoires des habitants, le front s’étant établi à quelques kilomètres de la ville, à mi-chemin avec Soisson.

Explications sur les gueules cassées

L’installation dans le parc (photo du personnel du musée)

Les Lucs sur Boulogne – Historial de la Vendée

Evocation du service de santé avec une reconstitution de poste de secours et le laboratoire 1900.

Dispositif du mémorial : écran pour le diaporama, table d’exposition, poste de secours et laboratoire

Evocation d’un poste de secours

Table de chirurgie / agents vulnérants

Retour sur 2018 (première partie)

12 Avr 2020, Posté par scalpeletmatula.fr dans animation

Après une très longue halte due à nos projets d’études notamment à l’Ecole des Chartes, nous reprenons le blog là où il s’est arrêté en février 2018.

L’année 2018 a été l’occasion de réaliser plusieurs animations dans des lieux prestigieux et emblématiques. Nous allons le publier en deux fois : le médiéval d’abord et 14-18 ensuite.

Musée des hospices civils de Beaune

Nicolas Rolin (1376-1462), alors chancelier du troisième duc Valois de Bourgogne Philippe le bon (1419-1467), fonde l’Hotel Dieu de Beaune en 1443 avec son épouse Guigone de Salins (1403-1470). Il s’agit alors de fournir un lieu d’accueil pour les indigents et les malades d’une population éprouvée au sortir de la guerre de 100 ans. Ensemble architectural remarquable et bien conservé, il est resté un lieu de soin actif jusqu’en 1971.

Il présente des collections très étendues dans un ensemble de salles très intéressantes parmi lesquelles la « grande salle des pôvres » et sa chapelle attenante, la salle Sainte Anne laissant voir le système d’évacuation vers la rivière (la Bouzaise) dont était doté l’établissement dès sa fondation ou encore l’apothicairerie du XVIIIème avec une collection de vaisseaux, un rare mortier à arc et le portrait de l’apothicaire Claude Morelot.

Le Musée des hospices civils de Beaune fait partie du réseau des Hôtels Dieu et apothicaireries.

Nous avons eu le plaisir et le privilège de pouvoir nous installer dans la grande salle des pôvres sur la durée du week end des 27 et 28 Octobre. Nous avons pu faire découvrir au public venu visiter l’Hotel Dieu les métiers de la santé à la fin du Moyen Age.

Nos tables devant les lits de la grande salle des pôvres

Interaction avec les visiteurs

Table de médecine & chirurgie

Table d’apothicairerie & hygiène

Uroscopie suivant Gilles de Corbeil (v.1140-v.1224)

Miresse et apothicaire (cliché Gilles Brébant)

Maître apothicaire et ses divers albarelles, chevrettes, pots à sirop… (cliché Gilles Brébant)

Un grand merci à toute l’équipe du musée pour son accueil et à Gilles Brébant (le Bien Public) pour ses photos.