Scalpel et Matula | XIXème
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XIXème

 

Le fonctionnement de nos animations

Les animations de site (fête, musée, exposition…) sont réalisées en costume et en continu, en intérieur comme en extérieur. Dans ce second cas, nous nous déplaçons avec nos auvents. L’animation est l’occasion d’un échange avec le public autour des connaissances, que nous réactualisons en permanence, sur les métiers de la santé au XIXème siècle. Nous présentons du matériel en grande partie original ou à défaut reconstitué à partir de documents et pièces d’époque. Le matériel est sourcé auprès notamment des catalogues des grands fabricants publiés sur la période. L’échange est libre et convivial et nous restons à l’écoute du public pour répondre à ses questions.

Le cas échéant, l’animation peut être enrichie d’un atelier mené en parallèle (voir plus bas).

Le XIXème siècle

Le XIXème siècle se pose comme une période de rupture dans la poursuite des travaux des précurseurs progressistes du XVIIIème. Cette métamorphose de la Médecine, des métiers de la santé et de la santé publique s’inscrit dans un siècle de progrès, tant industriel que scientifique, et prépare le monde tel que nous le connaissons.

La médecine, sous l’impulsion de la France, et plus particulièrement de l’école Parisienne, développe dès le début du siècle une nouvelle méthodologie dite anatomo-clinique destinée à mieux comprendre les maladies. En se basant sur l’observation des malades vivants ou décédés, elle cherche à décrire le mécanisme et les effets des maladies sur l’organisme afin de les combattre plus efficacement. La médecine expérimentale qui se développe à partir du milieu du siècle cherche quant à elle à mieux comprendre la physiologie du corps humain, son fonctionnement et ses grandes voies métaboliques. Claude Bernard (1813-1878) est un des grands noms de la discipline avec notamment ses travaux sur la régulation du sucre.

La pharmacie évolue également avec en particulier le développement de la chimie pharmaceutique. Dédiée à l’isolement et la purification des principes actifs des plantes, elle permet de découvrir de nombreux alcaloïdes à usage médical (morphine, caféine, quinine, atropine, thébaïne…). Elle se prolonge naturellement par un travail sur la synthèse de molécules actives, notamment l’acide acétylsalicylique qui est synthétisé chimiquement à partir de 1897 par Félix Hoffmann (1868-1946) après que la salicine ait été d’abord isolée de l’écorce du saule blanc (1830 – Pierre Joseph Leroux 1795-1870) puis modifiée chimiquement (1839 – Raffaele Piria 1814-1865).

Sur le plan de la santé publique, les travaux initiés par les pré-hygiénistes débouchent sur de véritables politiques sociales avec une volonté d’assainir l’environnement de vie des Français (et plus largement celle des pays industrialisés) et de les éduquer dans le domaine de l’hygiène. Un effort particulier est porté à la mise en place de véritables politiques urbaines telles celle déployée par Georges Eugène Haussmann (1809-1891) à Paris avec la mise en place de grandes adductions d’eau, le développement du réseau des égouts, la destruction des logements insalubres et la réalisation de grands axes, parcs et jardins.

En parallèle, le développement de structures hospitalières sur de nouveaux principes (pavillons) et de structures hors hôpitaux (bains publics) participent à améliorer les conditions d’hygiène et de santé de la population.

Ces efforts répondent en ligne directe aux problématiques des maladies chroniques, telle la tuberculose et aux grandes épidémies, au premier rang desquelles celles du choléra. L’agent responsable (vibrion cholérique) importé d’Asie à la faveur des échanges commerciaux, touche à plusieurs reprises les pays Européens.

Ses assauts successifs contribuent à repenser les théories explicatives de la propagation des épidémies. Les débats font rage entre partisans de l’infection (la maladie est une conséquence de l’environnement et des conditions atmosphériques) et ceux soutenant la thèse de la contagion (les hommes mobiles et le transport de marchandises sont responsables de la propagation), à l’image de Pierre Bretonneau (1778_1862).

La recherche sur les moyens de se prémunir de la maladie à l’échelle individuelle se développe. La découverte totalement empirique (parce qu’il a observé un phénomène mais il ne sait comment l’expliquer) d’Edward Jenner (1749-1823) qui a expérimenté un moyen de se prémunir contre la variole à partir de prélèvements de pustules d’une maladie proche de la vache a conduit en 1796 à l’invention de la vaccination. Le procédé quoi qu’inexpliqué est suffisamment efficace pour que dès 1840 l’Angleterre rende obligatoire la vaccination des nouveaux nés.

Pourtant la compréhension du mécanisme de développement des maladies ne se fait qu’à la fin du siècle avec la théorie du germe énoncée en 1878 par le chimiste Louis Pasteur (1822-1895), puis la formalisation des postulats de Koch (1890) décrivant la façon d’établir la relation de cause à effet liant un microbe à une maladie.

La réflexion des praticiens n’a pas pour autant attendu les travaux de Pasteur et de son équipe pour travailler sur la façon de se protéger de la maladie. Notamment le milieu hospitalier, sur la base d’observations empiriques, telles celles d’Ignaz Semmelweis (1818-1865), a déjà commencé à se pencher sur l’asepsie. Pourtant il faut quelques dizaines d’années avant que le lavage des mains et la stérilisation de l’espace opératoire deviennent des pratiques courantes de chirurgie.

Dans la continuité des travaux des équipes de Pasteur et de celles, concurrentes, de Koch (rappelons que nous sommes alors dans une période de nationalisme exacerbé avec en particulier des comptes à régler avec l’Allemagne), des scientifiques à travers le monde cherchent à isoler les microbes responsables des grandes maladies connues. Un pan de la recherche se porte aussi sur la compréhension du mécanisme de transmission et sur les organismes vecteurs susceptibles de passer les germes d’homme à homme.

C’est aussi l’occasion de rechercher des méthodes alternatives à la vaccination, telle que la sérothérapie.

C’est toute cette époque et ces découvertes que nous vous proposons d’évoquer à travers nos animations.

Atelier de démonstration

Pour cette époque nous vous proposons :

La reconstitution d’un laboratoire de Biologie 1900 (matériel d’époque ou de reconstitution) :

• Les grands noms de la biologie ( Pasteur, Gram, Petri, Koch…)

• Démonstration de colorations usitées en biologie et mise au point au début du 20ème siècle.

• La découverte des groupes sanguins

• Le public regarde dans le microscope ou sur des planches les différentes bactéries et virus (sans aucun danger – préparation fixée, micro-organismes morts)

Sources :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Bernard
  • https://monumentum.fr/hopital-lariboisiere-pa00086493.html
  • http://www.leplaisirdesdieux.fr/LePlaisirDesDieux/NosAncetresLesInternes/Hopitaux/Lariboisiere.html