Scalpel et Matula | XVII-XVIIIe siècle
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XVII-XVIIIe siècle

 

Le fonctionnement de nos animations

Les animations de site (fête, musée, exposition…) sont réalisées en costume et en continu, en intérieur comme en extérieur. Dans ce second cas, nous nous déplaçons avec nos auvents, complétés de tentes si besoin. L’animation est l’occasion d’un échange avec le public autour des connaissances et découvertes archéologiques, que nous réactualisons en permanence, sur les métiers de la santé au cours des XVII et XVIII ème siècles, communément appelés « Grand Siècle » et « Siècle des Lumières ». Nous présentons du matériel reconstitué : copie de pièces originales, facsimile de documents et originaux, reconstitutions à partir de représentations d’époque (livres, gravures…). L’échange est libre et convivial et nous restons à l’écoute du public pour répondre à ses questions.

Le cas échéant, l’animation peut être enrichie d’un atelier mené en parallèle (voir plus bas).

 

 Médecine XVII/XVIIIème, chirurgie et apothicairerie/pharmacie

Le « Grand siècle » et le « Siècle des lumières » s’inscrivent dans la continuité de la volonté de réforme scientifique amorcée à la Renaissance. Le savoir dogmatique hérité des « Anciens » (Hippocrate, Galien, Avicennes…) considéré précédemment comme un acquis totalement abouti (cf. le célèbre argument « Magister dixit ») est questionné et réexaminé. Les partisans de ce mouvement s’attachent à explorer le monde avec un œil neuf. Ils mettent en œuvre des méthodes d’investigation scientifique inédites, jetant les bases d’une démarche « moderne ». William Harvey (1578 – 1657) par exemple, déduit d’une série d’expériences mêlant observations anatomo-physiologiques et méthodes quantitatives et mathématiques, que la théorie de la distribution corporelle du sang de Galien est erronée.

A l’autre extrémité de la période, Antoine Lavoisier (1743 – 1794), souvent considéré comme le père de la chimie moderne, assimile le processus de respiration à une combustion, sur la base de ses travaux sur la nature de l’air dont il démontre qu’il n’est pas un élément indivisible mais un assemblage de gaz (comprenant notamment oxygène et azote).

Pour autant, les « Anciens » ont encore de nombreux partisans et la lutte est acharnée entre ces derniers et les réformateurs. Elle se traduit par des controverses passionnées telle celle du vin d’Antimoine, qui durera 100 ans, celle de la circulation sanguine ou encore celle de l’utilisation de l’écorce de quinquina contre la fièvre. Les personnes s’affrontent à travers leurs écrits, parfois par université interposées.

Loin de demeurer des sujets de discorde entre professionnels de santé, ces controverses sont débattues au sein des salons. Elles prennent même un aspect politique à travers des recours en justice et des requêtes auprès des instances politiques. Ce jeu d’influences induit des prises de positions de plus en plus fréquentes et marquées du pouvoir et on peut évoquer par exemple les enseignements donnés aux « Jardins du roi », parfois en désaccord total avec la Faculté de Médecine de Paris. Conséquence ou effet secondaire de cette implication politique dans les découvertes scientifiques dans le domaine de la santé, la constitution de courants de pensée aboutit parfois à des décisions d’ordre général tel le pré-hygiénisme nourri aux théories de l’aérisme.

Dans ce cadre, les métiers de la santé et leurs pratiques évoluent. La médecine demeure la discipline maîtresse de la santé, mais chirurgie et apothicairerie tentent de gagner de l’autonomie. La médecine voit se développer des enseignements nouveaux tel que celui réalisé en obstétrique par Madame du Coudray (1712 – 1789) sur ordre du roi. La chirurgie obtient ses lettres de noblesse sous l’impulsion du « Roi Soleil ». Louis XV, avec G. Mareschal et F. La Peyronie, crée l’Académie Royale de Chirurgie (actuels bâtiments de l’Ecole de Médecine rue de l’école de médecine).

L’apothicairerie doit, pour sa part, attendre la période Révolutionnaire pour obtenir une existence indépendante sous sa nouvelle appellation de pharmacie. C’est une pratique qui s’est progressivement enrichie de procédés chimiques pour la préparation de remèdes. Elle se dirige vers une pratique moderne et cherche activement, en cette fin du XVIIIème à purifier les principes actifs présents dans les plantes de la pharmacopée traditionnelle.

Nous évoquons ces deux siècles à travers des animations interactives et ludiques :

Présentation de la médecine XVII et XVIIIème

– Cursus des médecins

– Savoir dogmatique et universités

– Epidémies (théorie des miasmes, contagion…)

Présentation de la chirurgie

– Cursus des chirurgiens, différences entre Barbiers et Chirurgiens

– Différents types d’intervention pratiquées

– Présentation des instruments chirurgicaux et leurs utilisations…

Les grands noms de la chirurgie et de la médecine

– XVIIème siècle : P. Dionis (1643 – 1718), C.F. Felix (1635 – 1703), W. Harvey (1578 – 1657), P. Chirac (1650 – 1732)…

– XVIIIème siècle : C.N. Lecat (1700 – 1760), G. Pichault De La Martinière (1697 – 1783), F. Lapeyronie (1678 – 1747), G. Mareschal (1658 – 1736)…

• Les grandes avancées scientifiques et les controverses

• L’apothicairerie

– Evolution de la « chimie » dans la pharmacopée

– Les plantes, leurs usages

– La recherche d’isolement de principe actif

– La transition vers les pharmaciens

• L’hygiène et la beauté

• Les sages femme vs les matrones ou comment accouche t’on dans les villes et les campagnes au 17ème siècle

• Naissance d’un nouveau métier « Sage-femme » codifié et enseigné – Mme du Coudray (1712 – 1792) son enseignement et ses méthodes

– Craintes et superstitions entourant la grossesse et l’accouchement

– L’arrivée des médecins dans un domaine, jusqu’à-là, réservé aux femmes

– Les méthodes d’accouchement et nouveaux instruments

– Les grands noms de la gynécologie – obstétrique : Mauriceau (1637 – 1709), Herbiniaux (2ème moitié du 18ème siècle), Beaudelocque (1745 – 1810)…

– Les plantes des femmes

– La science des monstres et l’origine de certaines légendes.

 

Ateliers de fabrication

En complément de l’animation XVII-XVIIIème, nous proposons des ateliers de fabrication (confection de mélange d’encens ou de recettes cosmétologiques : poudres parfumées, poudres colorées, pommades) pour enfants (et adultes si les parents se sentent une âme d’apprenti apothicaire).

Les enfants repartent avec le fruit de leur travail dans un petit sac en tissus ou un contenant adapté.