Pontoise 2015 – chirurgie et médecine médiévale jusqu’à 14-18

Un retour sur le salon Fous d’histoire qui s’est tenu en même temps que le marché de l’histoire au Hall Saint Martin de Pontoise.

Scalpel et Matula avait un stand illustrant l’évolution de la médecine et chirurgie à travers les ages.

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Pour la chirurgie et médecine médiévale, nous présentions une partie de notre collection de reproduction d’instruments comprenant scalpels, cautères, couteaux et scie d’amputation, ostéotomes… Egalement sur le stand, quelques uns de nos facsimile (tacuinum sanitatis, tractatus de herbis, chirurgie de Brunschwig et de Gersdorff), du matériel d’hygiène, ainsi qu’un petit échantillon de notre collection de poteries médicinales : albarello, chevrette, pot canon, bouteille à sirop… Le tout sous le regard de nos saints patrons : Saint Côme et Saint Damien.

Le pendant 14-18 de la chirurgie et médecine médiévale occupait une autre partie de notre stand avec présentation de matériel essentiellement original de la Grande Guerre : panier à pansements, malle de médecin, casque Adrian du service de santé, modèles de pansement individuels des différents belligérants, quelques agents vulnérants – des plus classiques (schrapnels) à des objets plus insolites (fléchettes d’aviation) -, protection contre les gazs  (ARS 17)… le tout présenté sur un brancard modèle Franck sur un support type Dujardin, Beaumetz & Strauss ayant récemment intégré notre présentation.

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Le salon a été l’occasion d’échanger avec de nombreux visiteurs, tant sur la première guerre mondiale que sur la médecine médiévale. Si nous avons plusieurs fois signalé deux expositions au musée Notre Dame à la Rose (d’Ambroise Paré à Louis Pasteur) et au Musée du Service de Santé aux Armées du Val de Grâce (une armée qui soigne – exposition prolongée) dont nous avions mis en place les affiches respectives sur le stand, nous avons reçu également beaucoup de suggestions de visite et de contacts ainsi que des informations diverses, notamment sur la Grande Guerre et le Service de Santé.

Le salon a été également l’occasion de croiser de nombreux amis en animation historique comme par exemple Machina Silente

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… ou Jean Yves Dottin d’Arthus Spectacles.

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Le vendredi, le salon a été propice aux discussions entre les exposants puisque l’état d’urgence mis en place suite aux tragiques événements du 13 novembre n’a malheureusement pas permis que les scolaires qui visitent traditionnellement Fous d’Histoire le vendredi puissent se rendre au Hall Saint Martin. Que ce soit au salon ou lors de nos interventions dans les écoles, les élèves font pourtant preuve de beaucoup de curiosité et posent des questions parfois inattendues mais manifestant toujours un intérêt très vif pour l’évolution du domaine de la santé, depuis la médecine médiévale et antique, jusqu’au début du 20ième siècle.

Dans l’ensemble l’édition 2015 a quand même connu une grosse fréquentation avec des fins de journées parfois…  difficiles.

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Rendez vous à l’année prochaine, mais plus à Pontoise puisque Fous d’Histoire déménage, probablement à Compiègne.

« Une armée qui soigne » – le service de santé 14-18 – prolongée jusqu’au 17 janvier 2016

L’exposition une armée qui soigne restera en place jusque mi-janvier 2016 au musée du Val de Grace. Cette exposition que nous avons déjà mentionnée couvre divers aspects du service de santé 14-18 et présente des pièces assez exceptionnelles en complément de l’exposition permanente du musée. Ci-dessous, quelques clichés des pièces exposées.

A tout seigneur tout honneur : la plaque commémorative de la citation à l’ordre de l’armée attribuée à l’école du Val de Grace pour son action durant la Grande Guerre.

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L’exposition présente d’abord les uniformes et l’équipement des personnels de santé. La signalétique sur le champ de bataille : le personnel de santé (médecin, infirmier, pharmacien…) porte le brassard de neutralité blanc à croix rouge. Ici un exemplaire de médecin attribué avant le conflit (liseret doré) et son tampon de réception sur la face interne.

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A partir de 1915, le personnel de santé reçoit en dotation le casque Adrian avec le caducée, la branche de laurier et la branche de chêne.

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Le casque Adrian vient en remplacement de la cervelière distribuée comme une solution de protection provisoire contre les projections sur le champ de bataille. Cervelière et casque permettent d’éviter nombre de blessures au crane, mais ni l’une ni l’autre ne confèrent une protection contre les tirs directs ou les explosions trop proches.

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Infirmière, médecin et infirmier régimentaire auprès d’un blessé. Médecin et infirmier présentent l’uniforme bleu horizon. Le blessé (également un infirmier d’après les boutons de sa capote 1877) présente l’uniforme d’entrée en guerre avec un pantalon garance. Au fond, le brancard à compas Franck (du nom de son inventeur) modèle 1892.

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 L’exposition présente beaucoup de matériel utilisé quotidiennement par le personnel du service de santé à l’instar de cette malle à pansement accompagnée d’un sac d’infirmier et de sangles de portage pour les brancards.

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Encore du matériel : une trousse d’infirmier, le pansement individuel, distribué à chaque soldat et une version avec teinture d’iode.

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L’exposition aborde largement le thème des différents traumatismes subis par les soldats au front avec les problématiques nouvelles des gueules cassées et des chocs traumatiques.

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Le problème du triage et de l’évacuation des blessés est naturellement développé, avec notamment les documents de suivi des blessés et les infrastructures développées pour rapprocher l’hopital du front, comme cette barraque système Adrian.

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Une exposition très riche donc, à voir, grâce à la prolongation, jusqu’au 17 janvier 2016.