Scalpel et Matula | service de santé aux armées
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De retour de Normannia 2018

01 Mar 2018, Posté par scalpeletmatula.fr dans évènements

Comme annoncé dans notre précédent post Scalpel et Matula a participé au salon Normannia, au Parc des expositions de Rouen, le week end des 24 et 25 février.

  • Le salon Normannia

Un événement très réussi avec plus de 250 exposants venus de toute la France et même d’au delà des frontières. Le public a été au rendez-vous : cette seconde édition de Normannia a vu la fréquentation du salon doubler par rapport à l’année dernière qui avait déjà attiré 5000 visiteurs. Le salon était également suivi par la radio RC2 94.4 qui a été présente pendant tout le week end. Ajoutons que Luc Arbogast a donné un concert samedi soir.

Beaucoup de monde donc pendant ces deux jours durant lesquels les allées du salon n’ont pas désemplies. Les grandes halles du parc des expositions abritaient (au chaud, malgré le vent glacial à l’extérieur) bien des surprises, avec un mixte d’artisans et d’exposants, sans oublier des points restauration variés.

  • L’animation 14-18

Le stand Scalpel et Matula présentait, centenaire 14-18 oblige, une animation sur le service de santé de l’armée durant la grande guerre. Le stand était organisé en une table d’instrumentation d’un coté, où Marie Louise, infirmière diplômée, évoquait les interventions sur les poilus blessés, et un espace dédié à la vie dans les tranchées et au travail des infirmiers au front présenté par Joseph Casimir, du 29ème Régiment d’Infanterie Territoriale.

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Bien que le salon ait été intitulé médiéval et fantastique, le stand a suscité beaucoup d’intérêt et… n’a pas désempli. Les visiteurs se sont intéressés aux multiples aspects des traumatismes et des soins prodigués durant 14-18. Aseptie et traitement des plaies, progrès dans la prise en charge des mutilés – notamment des gueules cassées -, gestion du circuit d’évacuation, reconnaissance et traitement des blessés psychiques, prise en charge des victimes des gaz, mise en place de structures sanitaires de l’avant – ambulances, autochirs -… beaucoup de sujets sur lesquels nous avons pu échanger. Des moments privilégiés également lorsque des visiteurs ont rapporté les témoignages et souvenirs de leurs aïeux ayant pris part à ce conflit.

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  • Partant pour l’édition 2019 !

Au final deux jours très intéressants qui donnent envie de revenir l’année prochaine.

Un grand grand merci à l’équipe d’organisation du salon, aux bénévoles et aux services techniques du parc qui ont soutenu très efficacement les exposants avec beaucoup de compétence et de gentillesse.

Rendez-vous en 2019.

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Un retour sur le salon Fous d’histoire qui s’est tenu en même temps que le marché de l’histoire au Hall Saint Martin de Pontoise.

Scalpel et Matula avait un stand illustrant l’évolution de la médecine et chirurgie à travers les ages.

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Pour la chirurgie et médecine médiévale, nous présentions une partie de notre collection de reproduction d’instruments comprenant scalpels, cautères, couteaux et scie d’amputation, ostéotomes… Egalement sur le stand, quelques uns de nos facsimile (tacuinum sanitatis, tractatus de herbis, chirurgie de Brunschwig et de Gersdorff), du matériel d’hygiène, ainsi qu’un petit échantillon de notre collection de poteries médicinales : albarello, chevrette, pot canon, bouteille à sirop… Le tout sous le regard de nos saints patrons : Saint Côme et Saint Damien.

Le pendant 14-18 de la chirurgie et médecine médiévale occupait une autre partie de notre stand avec présentation de matériel essentiellement original de la Grande Guerre : panier à pansements, malle de médecin, casque Adrian du service de santé, modèles de pansement individuels des différents belligérants, quelques agents vulnérants – des plus classiques (schrapnels) à des objets plus insolites (fléchettes d’aviation) -, protection contre les gazs  (ARS 17)… le tout présenté sur un brancard modèle Franck sur un support type Dujardin, Beaumetz & Strauss ayant récemment intégré notre présentation.

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Le salon a été l’occasion d’échanger avec de nombreux visiteurs, tant sur la première guerre mondiale que sur la médecine médiévale. Si nous avons plusieurs fois signalé deux expositions au musée Notre Dame à la Rose (d’Ambroise Paré à Louis Pasteur) et au Musée du Service de Santé aux Armées du Val de Grâce (une armée qui soigne – exposition prolongée) dont nous avions mis en place les affiches respectives sur le stand, nous avons reçu également beaucoup de suggestions de visite et de contacts ainsi que des informations diverses, notamment sur la Grande Guerre et le Service de Santé.

Le salon a été également l’occasion de croiser de nombreux amis en animation historique comme par exemple Machina Silente

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… ou Jean Yves Dottin d’Arthus Spectacles.

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Le vendredi, le salon a été propice aux discussions entre les exposants puisque l’état d’urgence mis en place suite aux tragiques événements du 13 novembre n’a malheureusement pas permis que les scolaires qui visitent traditionnellement Fous d’Histoire le vendredi puissent se rendre au Hall Saint Martin. Que ce soit au salon ou lors de nos interventions dans les écoles, les élèves font pourtant preuve de beaucoup de curiosité et posent des questions parfois inattendues mais manifestant toujours un intérêt très vif pour l’évolution du domaine de la santé, depuis la médecine médiévale et antique, jusqu’au début du 20ième siècle.

Dans l’ensemble l’édition 2015 a quand même connu une grosse fréquentation avec des fins de journées parfois…  difficiles.

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Rendez vous à l’année prochaine, mais plus à Pontoise puisque Fous d’Histoire déménage, probablement à Compiègne.

L’exposition une armée qui soigne restera en place jusque mi-janvier 2016 au musée du Val de Grace. Cette exposition que nous avons déjà mentionnée couvre divers aspects du service de santé 14-18 et présente des pièces assez exceptionnelles en complément de l’exposition permanente du musée. Ci-dessous, quelques clichés des pièces exposées.

A tout seigneur tout honneur : la plaque commémorative de la citation à l’ordre de l’armée attribuée à l’école du Val de Grace pour son action durant la Grande Guerre.

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L’exposition présente d’abord les uniformes et l’équipement des personnels de santé. La signalétique sur le champ de bataille : le personnel de santé (médecin, infirmier, pharmacien…) porte le brassard de neutralité blanc à croix rouge. Ici un exemplaire de médecin attribué avant le conflit (liseret doré) et son tampon de réception sur la face interne.

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A partir de 1915, le personnel de santé reçoit en dotation le casque Adrian avec le caducée, la branche de laurier et la branche de chêne.

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Le casque Adrian vient en remplacement de la cervelière distribuée comme une solution de protection provisoire contre les projections sur le champ de bataille. Cervelière et casque permettent d’éviter nombre de blessures au crane, mais ni l’une ni l’autre ne confèrent une protection contre les tirs directs ou les explosions trop proches.

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Infirmière, médecin et infirmier régimentaire auprès d’un blessé. Médecin et infirmier présentent l’uniforme bleu horizon. Le blessé (également un infirmier d’après les boutons de sa capote 1877) présente l’uniforme d’entrée en guerre avec un pantalon garance. Au fond, le brancard à compas Franck (du nom de son inventeur) modèle 1892.

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 L’exposition présente beaucoup de matériel utilisé quotidiennement par le personnel du service de santé à l’instar de cette malle à pansement accompagnée d’un sac d’infirmier et de sangles de portage pour les brancards.

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Encore du matériel : une trousse d’infirmier, le pansement individuel, distribué à chaque soldat et une version avec teinture d’iode.

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L’exposition aborde largement le thème des différents traumatismes subis par les soldats au front avec les problématiques nouvelles des gueules cassées et des chocs traumatiques.

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Le problème du triage et de l’évacuation des blessés est naturellement développé, avec notamment les documents de suivi des blessés et les infrastructures développées pour rapprocher l’hopital du front, comme cette barraque système Adrian.

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Une exposition très riche donc, à voir, grâce à la prolongation, jusqu’au 17 janvier 2016.